Helen Keller International lance
le programme de lutte contre la
cataracte au Sénégal
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New York, le 28 avril 2005 – En
collaboration avec le Ministère
de la Santé et de la Prévention
Médicale, dans le cadre
du Programme National de Lutte
contre la Cécité (PNLC),
l’ONG Helen KELLER International
(HKI) a lancé un nouveau
programme au Sénégal,
en faveur de la lutte contre la
cataracte, le 18 avril dernier, à Ziguinchor
(Casamance).
La cataracte est l’opacification
du cristallin, lentille optique
de l’oeil normalement transparente.
Cette pathologie entraîne une
diminution progressive de l’acuité visuelle et
en parallèle, une
réduction non négligeable
de l’activité fonctionnelle
et sociale de l’individu.
Elle est liée au vieillissement
du cristallin dans 99%
des cas. Il n’existe à ce
jour aucune recommandation préventive,
seule la chirurgie permet de
la traiter.
Ce projet de 3 ans vise la réduction
de la cécité liée
la cataracte, dans la région
de Ziguinchor. Il s’agit
d’élaborer et d’expérimenter
un modèle socio sanitaire
régional (décentralisation)
en santé oculaire, qui pourrait être
reproductible dans d’autres
régions du Sénégal.
La cataracte constitue la
première cause de cécité dans
le monde et représente
plus de 50% des adultes aveugles.
On estime que 18 millions
personnes sont aveugles à cause
de la cataracte, et
que 100 millions d’individus
ont besoin d’une chirurgie pour
recouvrir la vue.
Il est admis aujourd’hui
qu’ 1 an de cécité prématurée équivaut à la
perte d’1 an d’espérance
de vie, d’où un
impact social néfaste majeur
handicapant le développement
d’un pays. A cela s’ajoute
le fait que la personne malvoyante
doit être guidée dans
tous les actes de la vie quotidienne,
et ce sont les enfants qui payent
le plus lourd tribu à cette
nécessité. Ainsi,
en plus des adultes qui deviennent
dépendants et ne peuvent
plus participer au travail, les
enfants ne reçoivent pas
l’éduction qu’ils
méritent en sortant précocement
du système scolaire.
Bien que le Sénégal
bénéficie d’un
système de santé développé et
de ressources humaines qualifiées
en ophtalmologie, la distribution
de ces ressources reste inégale,
avec une concentration de moyens
au niveau de la capitale (Dakar).
C’est pourquoi, la région
de Ziguinchor enregistrait en 2002
531 actes chirurgicaux pour la
cataracte, alors que les besoins
sont estimés à 1730
interventions par an, pour une
population générale
de 538000 individus.
Soutenu par l’Agence des États-Unis
pour le développement international
(USAID), le nouveau programme d’HKI
entend promouvoir la santé oculaire, à augmenter
la demande de soins pour la chirurgie
de la cataracte, la capacité de
réponse du système
de santé pour une chirurgie
de qualité et à moindre
coût.
Pour Monsieur Shawn Baker, vice-président
et directeur du Bureau Régional
pour l’Afrique, la force
du programme est liée à son
approche triangulaire : Le renforcement
du niveau régional du système
de santé, la mobilisation
sociale et politique en faveur
du droit à la vue des handicapés
visuels.
«Les résultats d’une
telle démarche sont destinés à soutenir
les orientations stratégiques
des autorités sénégalaises,
dans la mise en place de mesures
en faveur de la santé oculaire
en général et de
l’accessibilité de
la chirurgie de la cataracte en
particulier» dit M. Baker. «A
travers l’initiative mondiale
VISION 2020, développée
par l’Organisation mondiale
de la santé et les partenaires
au développement dont HKI,
le programme plaide pour le Droit à la
Vue et pour la reconnaissance de
la cécité comme un
problème de santé publique
prioritaire.»

De gauche à droite:
M. Shawn Baker, vice-président
et directeur du Bureau Régional
pour l’Afrique; M. Gilbert
Kadimpeul, opérateur de
cataracte nouvellement affecté dans
le premier centre secondaire en
santé oculaire de la Région;
M. Oumar Samba BA, adjoint au gouverneur
de Ziguinchor; M. le docteur Boubacar
Sarr, coordinateur national du
Programme National de Lutte contre
la Cécité; et M.
le Docteur GAYE, ophtalmologiste à l'hôpital
régional de Ziguinchor.
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